Facturer en freelance, ce n’est pas un logiciel qui imprime l’argent.
C’est un papier (ou un PDF) avec un numéro, un montant en francs, et un IBAN. J’ai passé plus de temps à chercher « le bon outil » qu’à écrire la première ligne. Personne ne m’avait dit que, tant que tu n’as pas de client qui paie, tu n’as pas de facture. Juste une page blanche.
Je n’invente pas une compta de dix ans. Je n’ai pas une pile de factures. J’ai un site en ligne depuis quelques semaines, une offre, et zéro paiement reçu pour un site. Donc ce texte, c’est ce que je mets en place avant le premier virement — pas un tutoriel de cabinet fiduciaire.

Ce que je ne fais pas
Je n’ouvre pas Bexio, Banana ou un abo à 30 CHF « parce que c’est pro ».
Pour une première facture, un document propre suffit. Nom, adresse, numéro, prestation, montant, délai, IBAN. Le logiciel viendra le jour où j’en fais dix par mois. Pas avant.
Je n’ajoute pas de TVA au hasard. En Suisse, sous 100 000 CHF de chiffre d’affaires annuel, tu n’es en général pas assujetti. Tu ne factures pas 8,1 %. Tu n’écris pas « TVA 0 % » non plus : ça ressemble à un assujetti à taux zéro. Une mention claire suffit, du genre : TVA non applicable — non assujetti.
Je ne confonds pas ça avec l’AVS. La caisse de compensation, c’est un autre dossier. Ce n’est pas le sujet d’une première facture. Quand le volume bougera, j’irai voir quelqu’un qui fait ça pour de vrai. Pas un article de blog.
Ce qu’il y a sur la feuille
- mon nom et mon adresse
- le nom et l’adresse du client
- un numéro unique : 2026-001, puis 2026-002
- la date
- ce que j’ai fait, en une phrase lisible (« Site vitrine 4 pages, mise en ligne »)
- le montant en CHF
- le délai (14 ou 30 jours, pas « dès que possible »)
- l’IBAN
En Suisse, la QR-facture est le standard pour payer sans se tromper de référence. Je ne te vends pas un générateur. Le jour où j’envoie la première, je la fais propre, une fois.
L’exemple que j’ai dans la tête
Un indépendant me demande un site. On se met d’accord sur le périmètre. Je livrais. Ensuite seulement, la facture.
Pas d’acompte inventé « parce que les agences le font ». Si je demande un acompte un jour, ce sera écrit avant de commencer, pas le soir du go-live. Pour l’instant : livrer, puis facturer. C’est plus lent. C’est plus clair dans ma tête.
Le numéro 2026-001 n’existe pas encore. Le jour où il existera, il ira dans un dossier, PDF + date. Pas dans six applis.
Où les gens se perdent (moi le premier)
Ils tapent « meilleur logiciel facture freelance 2026 » pendant trois soirs.
Ils collent un taux de TVA français sur une facture vaudoise.
Ils mettent « site internet » sans dire ce qui est livré. Le client ne sait pas ce qu’il paie. Toi non plus, six mois plus tard.
Facturer en freelance, ce n’est pas choisir entre vingt outils. C’est écrire ce qui a été fait, le prix convenu, et comment payer.
Le lien que je cassais sur ce site
Sur l’accueil et sur la page Outils, « Facturer » pointait vers le prix d’un site.
Ce n’est pas la même question. Combien coûte un site, c’est un budget. Facturer, c’est le papier après le travail. Les deux pages peuvent vivre. Elles ne doivent pas être le même lien.
L’article prix reste là : Combien coûte un site de freelance en 2026.
Celui des trois semaines aussi, si tu veux voir ce qui ne s’est pas passé : Mettre un site en ligne en 3 semaines.
En une phrase
Facturer en freelance, aujourd’hui, pour moi : un modèle simple, pas de TVA inventée, un numéro qui attend le premier client.
Le jour où le virement tombe, je n’aurai pas besoin d’un logiciel. J’aurai besoin que le PDF soit juste.